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06/04/2018
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CHRISTOPHE CHODATON À PROPOS DE LA JISTNA 2019
31/08/2019 Henri MORGAN % Judicaël AKPADO
 
TOURISME
Christophe CHODATON, président du CCOM23
"Le devoir de mémoire s'inscrit davantage dans le dialogue entre Béninois"
La transmission du devoir de mémoire vers la jeunesse est l'un des projets phares du comité de commémoration du 23 Août "CCOM23" que préside Christophe CHODATON en dehors de   l'organisation de la Journée Internationale du Souvenir de la Traitre Négrière et de son Abolition "JISTNA" couplée cette année avec le 25ème anniversaire du projet de la route de l'esclave de l'UNESCO. À la fin des manifestations, Christophe CHODATON se confie à nous sur les enjeux de la transmission du devoir de mémoire vers la jeunesse, les actions engagées, les résultats obtenus et les défis qui restent encore à relever pour l'atteinte des objectifs. Il a également fait part de son rêve pour la JISTNA dans les années à venir... Interview.
Cette année, la "JISTNA " a été couplée avec la célébration des 25 ans du projet "route de l'esclave " au Bénin et le Ccom23 a été vraiment impliqué dans l'organisation. Quels sont les sentiments qui vous animent lorsque vous avez prit part à toutes les manifestations ? 

C'était avec beaucoup de joie et de fierté que le comité de commémoration du 23 Août a participé à toutes les manifestations aussi bien à Cotonou qu'à Ouidah. Quelque part, notre satisfaction commence par la collaboration avec le ministère du tourisme , de la culture et des sports, et l' Anecsmo " aussi.  Donc, c'est une forme de reconnaissance de notre comité. Nous avons eu beaucoup de satisfaction aussi, car l'UNESCO qui a institué cette journée de commémoration du 23 Août y assistait au Bénin pour la première fois.  Avec ses experts et son conseil scientifique, ils ont pu participer à cette commémoration du 23 Août avec nous, à la plage de Ouidah. Nous avons pu remarquer par ailleurs que, le nombre d'afro-descendants va croissant, une centaine, cette année 2019,venant des États-Unis,des caraïbes et surtout de l'île de la réunion. Il est a noter également, et c'était notre constat, que le devoir de mémoire s'inscrit de plus en plus dans les dialogues, entre les Béninois. Ça veut dire que le silence que nous souhaitons briser, est entrain de l'être. Et enfin les manifestations culturelles de la "JISTNA" rencontrent de plus en plus, l'adhésion de la population et des entreprises qui soutiennent notre projet. Voilà quelques motifs de satisfaction pour cette édition 2019, réalisée  en collaboration, avec le ministère du tourisme, de la culture et des sports.

Par rapport à la transmission du devoir de mémoire. Qu'est-ce que le Ccom 23 fait en partenariat avec l'UNESCO ?

Le Ccom 23 voulait dépasser dans ses attributions, l'organisation de la journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition. C'est à dire, outre l'organisation de la JISTNA, aller vers la transmission du devoir de mémoire envers la jeunesse. C'est pourquoi nous avons initié un projet dont le titre est " La transmission du devoir de mémoire vers la jeunesse du Bénin ". En quoi ça a consisté ? Premièrement, nous nous sommes rapprochés de l'UNESCO à Paris pour obtenir les kits pédagogiques disponibles et qui s'orientent vers la jeunesse. C'est un kit composé de DVD et qui renseigne sur " Comment approcher la jeunesse et comment les faire participer à cette histoire". Le but, c'est que les enfants qui ont la traite négrière et l'esclavage au programme, ne le fassent pas uniquement pour avoir une bonne note et passer en classe supérieure. Le but est de faire en sorte que les élèves s'approprient cette histoire et la vivent de l'intérieur. Donc, notre comité de commémoration a reçu ces kits et arrivé à Ouidah, nous avons organisé des rencontres avec la jeunesse dans les collèges. Nous l'avons fait, dans trois collèges de Ouidah déjà et nous allons continuer à le faire. Dans un premier temps, nous vérifions les pré-requis de la jeunesse. Exemple : Font-ils bien la différence entre l'esclavage et la traite négrière ? Voilà ! Ensuite, nous discutons pour poser quelques questions dont la réponse se trouve, dans le film documentaire qu'ils allaient voir. Exemple : En quelle année, a eu lieu ,le premier esclave noir ? Est-ce qu'ils le savent ? Ou alors, pourquoi dit-on que l'Afrique est le berceau de l'humanité ? Voilà. Et la projection du film commence. Après chaque séquence, nous arrêtons le film pour discuter. Parce que le film est composé de plusieurs séances. Par exemple, les résistances dans les pays d'origines ou alors la résistance sur place dans le nouveau monde. La révolution par exemple ou encore comment les abolitionnistes ont œuvré pour que l'ensemble de cela, y compris pour que la révolution puisse aboutir à l'abolition. Voilà, il y a plusieurs séquences et après chaque séquence, nous arrêtons le film pour discuter. Nous nous assurons que les apprenants aient compris et nous  les intéressont à la chose. C'était une expérience que les professeurs et les directions de collège ont beaucoup apprécié parce que nous mêmes, n'étant pas des enseignants, les apprenants étaient beaucoup plus libérés. Il n'y avait pas de note, de contraintes. Il y avait seulement à apprendre. C'était beaucoup plus libéré. Et il pouvait discuter avec nous, sans crainte. C'est ce que nous souhaitions. Mais nous avons constaté qu'il y a aussi du travail à faire, envers notre jeunesse. Lorsque dans un collège de Ouidah, nous demandons, devant 50 élèves, nous demandons , qui sont ceux qui reconnaissent la place des enchères de Ouidah et qu'il n'y a que deux qui lèvent la main. Nous étions surpris désagréablement parce que nous pensions que tous les enfants de Ouidah connaissent cela. Et bien non. Même si nous avions utilisé un autre nom en disant "la place Tchatcha ",ça  ne leur dit toujours rien. Lorsque nous avons été à Houndjava et que nous avons parlé de " Mémorial de Zoungbodji", personne ne connaissait Zoungbodji dans l'assistance. Et bien ça veut dire que nous aurons à trouver quelques véhicules, à y mettre quelques élèves et aller faire la route de l'esclave et leur expliquer encore, outre ce que nous faisions. Nous pensons qu'il y a aussi un travail de visite à organiser pour que ça soit bien compris. On arrivera pas à comprendre que les vestiges de l'esclavage soient à quelques mètres de nos apprenants mais qu'ils n'aient pas eu le temps ou que personne ne leur a mis le doigt là-dessus. Donc il y a encore du travail à faire dans cette transmission, dans ce projet de transmission de devoir de mémoire.

Revenons à la " JISTNA". Vous avez souhaité à la conférence de lancement que pour les années à venir, qu'elle soit décentralisée dans toutes les villes qui ont connu l'esclavage. Quel est l'écho de cette suggestion au niveau des partenaires ou des décideurs ?

Plus précisément, nous avons souhaité que les villes, dans lesquelles, l'esclavage s'est produit, que ceux là se joignent à nous, à Ouidah dans un premier temps; pour que nous soyons ensemble, que nous soyons plus nombreux avec les afro-descendants, à faire cette commémoration ensemble. Et ensuite ceux qui seront les mieux organisés et qui auront les financements nécessaires pourront commencer la décentralisation. Mais dans un premier temps, c'est être ensemble. Il n'est pas souhaitable que cette commémoration s'émiette dans un premier temps. C'est seulement lorsque, ce serait bien rentré dans les têtes que l'on pourra commencer à le faire dans d'autres villes. Pour l'instant, le comité de commémoration du 23 Août travaille et travaillera dans ce sens, pour rendre cet événement national. Nous aurons des contacts avec des municipalités. Nous allons commencer par les quelques municipalités d'abord, pour commencer à les programmer déjà pour l'année prochaine parce qu'il y a aussi une sensibilisation à faire de ce côté là. Sur l'édition 2019, l'appel que nous avons  lancé jusqu'à ce jour, n'a pas eu d'effet. Et ce que je comprends est qu'une municipalité ne programme pas les événements 48H avant. Donc il faut quand même du temps, pour que cela se passe. Et nous avons espoir que nous serons avec les villes béninoises et d'autres villes africaines. Je rappelle que cette année, le Togo a envoyé une délégation non officielle mais conduite par un député de la circonscription de Lomé, qui s'appelle Leopoldina de Souza. Donc une délégation de trois personnes est venue de Lomé pour y assister avec nous. Nous savions que, à Badagry, le même jour et à la même heure que nous, le 23 Août, ils sont déjà à la 20ème édition et c'est l'unité africaine qui est en marche. Parce que je rappelle, les anciens présidents de la république se sont rencontrés à Tokyo et sont passés aussi à Cotonou, en octobre 2018. Ils ont émis le vœu qu'il y ait une journée africaine de commémoration pour qu'ensemble un jour, tous les africains commémorent leurs 12 millions de déportés. Et ce serait vraiment une très bonne chose que cela puisse se faire. Donc comme nous l'avons dit à un certain moment, le comité de commémoration vise grand, vise loin mais a commencé  petit et atteindra ses objectifs. Nous en sommes très confiants.

Que retenez-vous en terme de perspectives pour la JISTNA à l'issue de la célébration des 25 ans de la route de l'esclave au Bénin?

Alors, je vais aller dans le sens du coordinateur du projet " La route de l'esclave", Mr Ali Moussa Iyé qui a dit qu'il faut une volonté politique d'accompagnement de la société civile. Donc c'est notre souhait aussi. Cette volonté politique pour que la " JISTNA " devienne national et africaine. Pour l'instant, elle est déjà internationale mais n'est pas encore national, n'est pas encore africain. Et en deuxième position, ce coordinateur s'est posé quelques questions .Comment faire pour que les jeunes s'intéressent davantage à cette tragédie avec leurs moyens modernes de commémoration. Et ensuite, il a parlé des médias. Comment faire pour que les médias ne parlent plus de cette "JISTNA" seulement une fois l'année ? Pourquoi les médias, tous les trois mois, ne suscitent pas un sujet ,pour  en parler régulièrement et attendre une fois par an ? Et il a terminé en disant que la commémoration ne doit plus être une série de discours mais un moment de bilan de l'année écoulée sur le travail effectué. Il faudrait qu'à l'occasion de cette commémoration, ensemble qu'on dise ce qu'on a fait, qu'on a réalisé premièrement pour briser ce silence autour de la tragédie. Deuxièmement,comment avons-nous fait pour mettre en lumière des zones d'ombre et troisièmement, qu'est-ce que nous allons faire pour parler des interactions fécondes qu'il y a eu lors de ces brassages de plusieurs populations de cultures différentes, qui se sont rencontrées. Voilà ce que donc le coordinateur a dit et j'approuve complètement ces perspectives. Et à nous, de travailler avec la jeunesse avec les moyens qui sont les leurs, pour essayer d'avoir le résultat que nous escomptons.

En guise de conclusion, quel est votre mot de la fin?

Si nous avons pu, nous, société civile parvenir à maintenir cette commémoration, c'est parce que nous avons eu des soutiens. Nous avons eu le soutien du ministère du tourisme, de la culture et des sports qui était avec nous dans la logistique de la plage et en même temps que le ministère, nous avons eu le soutien de l'ANPT, il y avait l'ANECSMO mais nous avons eu le soutien également du conseil communal de Ouidah, les personnalités de Ouidah, le député Adjovi Mathieu qui ont tenu à être à nos côtés. Il y a également deux entreprises majeures qui ont sponsorisé l'événement. J'ai cité la société Comtel de Mr Corentin Adjovi et la société " Les Bagnoles motors " de Mr Valery Alapini qui nous ont été d'un grand soutien financier pour que l'événement se passe dans les meilleurs conditions. Nous passons par cette voix pour remercier l'ensemble des contributeurs qui nous ont permis d'organiser cette commémoration, largement apprécié par la population de Ouidah. Je n'en veux pour preuve que les manifestations pendant une semaine, à la place du Fort français qui drainent environ 1000 personnes chaque soir, pendant une semaine. Vraiment, nous les remercions par votre voix.
Réalisation : Henri MORGAN
Transcription : Judicaël AKPADO
 
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