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06/04/2018
2 ANS DE GOUVERNANCE CULTURELLE A L’ERE DU NOUVEAU DEPART
Le tourisme s’éveille et la culture somnole
Masques du Bénin / Artis

Dénomination : ADJOKÊ
Adjokê est un mot nago qui signifie quelque chose de précieuse qu'on doit en prendre so
 
2 ANS DE GOUVERNANCE CULTURELLE A L’ERE DU NOUVEAU DEPART
06/04/2018 Henri MORGAN
 
enquete
Le tourisme s’éveille et la culture somnole
06 Avril 2016. Le régime de la refondation s’en va pour laisser place à celui du nouveau départ. Deux ans déjà que le gouvernement du président Patrice Talon a révélé sa politique culturelle qui accorde une place de choix au tourisme au détriment de la culture qui reste à ce jour dans un état comateux. Plus d’illusion pour les acteurs culturels qui se rendent à l’évidence que la culture, au lieu de connaitre un nouveau départ est plutôt victime d’un nouveau retard.
Le tourisme d’abord, la culture après
C’est le mot d’ordre de la politique du nouveau départ. C’est ce qui justifie la dénomination du Ministère du Tourisme et de la Culture ainsi que la création de l’Agence Nationale de Promotion de Patrimoines et du Développement du Tourisme ‘’ANPT’’ dirigée par José Pliya au cours du Conseil des ministres du 18 Mai 2016. Le 1er acte qui retient l'attention de tous, c'est l’une des décisions du Conseil des ministres du 27 Juillet 2016 où le Bénin demande à la France le rapatriement des trésors royaux d'Abomey emportés lors de la conquête de 1892. Le 26 Août 2016, l'État adresse une lettre officielle à laquelle la France a opposé un refus catégorique dans une lettre du 12 Décembre 2016 eu égard à certaines dispositions des conventions internationales que le Bénin a ratifié en ce qui la sauvegarde des biens patrimoniaux. Cette position de la France relance le débat sur l’entretient que le Bénin fait des biens patrimoniaux et des sites touristiques existants sur le territoire national. Démontrant son pragmatisme, le gouvernement du président Patrice Talon annonce dans le Conseil des Ministres du 08 Mars 2017, le projet de réinvention de la cité lacustre de Ganvié. Dans cette même dynamique, l’Etat béninois signe le 30 Mai 2017 avec African Parks Network un partenariat de 10 ans renouvelable pour revitaliser, réhabiliter et développer le Parc National de la Pendjari, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en Juillet 2017. En consentant à un investissement d'environ 15 milliards de F CFA, le Bénin attend que l’ONG sud-africaine African Parks Network double les populations d'animaux sauvages dans le parc Pendjari d’ici 2027 et d'attirer 9.000 (contre 6000) visiteurs chaque année. Par ailleurs, le Conseil des ministres du 21 Mars 2018 engage 5 cabinets étrangers pour la construction du musée de l'épopée des rois d'Abomey et de l'arène, du musée de l'esclavage, résistance et mémoire Toussaint Louverture d'Allada, de la cité historique de Ouidah et de la marina/porte de non- retour, du musée international des arts et civilisation vodoun et l'arène des vodoun masqués de Porto-Novo. Des actions clés qui démontrent la volonté manifeste du gouvernement du nouveau départ de faire décoller le tourisme et en même temps, mettre en confiance la France quant aux musées qui vont accueillir les trésors royaux d'Abomey. Pour l’heure le 3ème pôle touristique de Nikki qui concerne la construction du palais royal de Nikki et une arène pour la fête de la Gaani, annoncée dans le conseil des ministres du 20 Septembre 2017 n’est pas pris en compte dans la phase pratique comme les pôles de Ouidah-Allada-Abomey et de Porto-Novo. À l'arrivée du nouveau président Français Emmanuel Macron, le ton a changé à propos du rapatriement des trésors royaux d'Abomey et Il y a lieu d'espérer sur le terrain de la diplomatie. La rencontre à l’Elysée du président Patrice Talon avec son homologue Emmanuel Macron, le lundi 05 Mars 2018, est très édifiante sur la question du retour des biens patrimoniaux du Bénin qui se trouve en France. Mais pendant que le tourisme semble décoller, la culture reste un parent pauvre de la politique culturelle du nouveau départ.



La culture moins prise au sérieux


L’homme qu’il faut à la place qu’il faut. C’est ce qui a motivé un journaliste culturel qui a créé le débat, le 25 Mars 2016 sur d’éventuelles élections des administrateurs du Fonds d’Aide à la Culture prévues pour le 18 Avril 2016, non pas par chaque artiste, mais par des représentants des fédérations. Une méthode qui, si elle aboutissait, aggraverait la gestion déjà calamiteuse dudit fonds car ferait la promotion des incompétents au profit des compétents. Etant déjà dans la fièvre du nouveau départ, des acteurs culturels ont pris la parole pour exiger la suspension de la procédure avec à la clé des réformes profondes. Et le moins qu’on puisse attendre du pouvoir Talon, c’est la rupture avec les anciennes pratiques à travers la nomination d’un acteur culturel à la tête du ministère du tourisme et de la culture étant donné que la compétence est sectorielle. Néanmoins, le cri de détresse des acteurs culturels a eu un écho favorable auprès du tout premier ministre du Tourisme et de la Culture à l’ère du nouveau départ. Ainsi, le ministre Ange N’koué prend l’arrêté N°088/MCT/DC/SGM/CTC/PCA-FAC/SA du 13 Avril 2016 qui abroge les dispositions de l’arrêté N°082/MCAAT/DC/SGM/CTC/PCA-FAC/SA du 1er Avril 2016 portant modalités de désignation des représentants d’artistes et d’associations de promoteurs culturels au Conseil d’Administration du Fonds d’Aide à la Culture signé par l’ex ministre Paul Hounkpè. Après cette seule et unique action saluée à l’époque par bon nombre d’acteurs culturels, Ange N’Koué a sombré le secteur dans le coma pendant près de 19 mois malgré le fait plus 35 milliards de FCFA soient alloués au ministère du tourisme et de la culture. Le 30 Octobre 2017, il passe le témoin à Oswald Homéky qui reçoit en plus du portefeuille des Sports, le département du Tourisme et de la Culture et cette fois avec un budget de 20.3 milliards de FCFA sans aucune précision sur la part consacrée au tourisme et à la culture. Or les expériences du passé au sujet de l’accumulation de la culture et des sports ont déjà montré les limites de cette option-là. Toutefois, 5 mois après sa nomination, Oswald Homéky, le nouvel ange culturel a pu doter le Fonds des Arts et de la Culture de son AOF, même si à ce jour cette institution reste muette sur la saison artistique 2018-2019, la dette de 637 millions de FCFA restée impayée à ce jour et le pourcentage du budget du FAC alloué au fonds de bonification inclus dans le FAC. En effet, le decret portant approbation des statuts du Fonds des Arts et de la Culture est adopté au Conseil des Ministres du 14 Février 2018 en même temps que celui de l’Agence Nationale des Manifestations officielles et des évènements culturels et sportifs. Mieux, le 21 Février 2018, Oswald Homéky a présenté, devant une panoplie d’acteurs culturels la stratégie de relance du secteur des arts et de la culture à l’horizon 2021. Un acte inoubliable sur la base de laquelle, sa performance sera évaluée au fil du temps. Il a également à son actif, le projet de recrutement des artistes pour la concrétisation des classes culturelles ainsi que la tenue de la 14ème biennale du FITHEB quoiqu’elle soit reportée en Novembre 2018. Pendant les 2 ans, on note une sorte d’inertie dans le secteur culturel, justifiée à tort ou à raison par les réformes...

Les erreurs de la politique culturelle du nouveau départ


Le nouveau départ, c’est l’art d’avoir la prétention de tout savoir, d’avoir la science infuse de la vérité. C’est un secret de polichinelle que pour le pouvoir Talon, le tourisme vaut de l’or pendant que la culture est sans valeur. C’est d’ailleurs ce qui justifie le choix des hommes à la tête du ministère du tourisme et de la culture et plus grave l’accumulation du département des sports à celui de la culture. Même s’il faut s’adapter à la politique du pouvoir, il convient de souligner que le gouvernement du nouveau départ, ne songe pas à un tandem culture-tourisme pour révéler le Bénin. Car la mise en œuvre de cette politique laisse croire que le tourisme se suffit à lui seul sans la culture. Faux. Ce qui nourrit le tourisme et c’est la culture et si la elle est mal entretenue ou maltraitée, les conséquences se feront ressentir sur les résultats escomptés en ce qui concerne l’apport du tourisme au développement. Et pour preuve, pendant deux ans, les journées culturelles célébrées dans le monde entier ne bénéficient presque pas d’une attention de l’Etat béninois. Pire, les compétences formées au Bénin en matière de la gestion des patrimoines sont marginalisées au détriment de compétences extérieures. Le constat est encore plus alarmant avec le contrat décennal entre le Bénin et African Park Network qui pourrait être même renouvelé alors que le PAG prend fin en Avril 2021. S’il est vrai qu’il n’existe pas de compétences au Bénin en matière de gestion des parcs, n’est-ce une opportunité pour recruter aux côtés des experts, une majeure partie des gestionnaires du patrimoine du Bénin pour une décennie d’apprentissage ? L'État gagnerait à mettre ce partenariat au profit des acteurs du patrimoine et du tourisme pour une formation en la matière pour qu’après 2027, le Bénin puisse être suffisamment aguerri et capable de gérer le parc Pendjari. Si les musées en cours de construction sont confiés aux cabinets extérieurs, il y a lieu de s’interroger sur ceux qui veilleront à leur sauvegarde. Les emplois générés par les investissements de l’Etat béninois dans le secteur du tourisme doivent en premier lieu, profiter aux béninois. Il serait judicieux de mettre sur pied une politique de formation, de recyclage des compétences locales à valoriser et à promouvoir pour plus compétitivité. C’est un secret de polichinelle que l'ANPT de José Pliya ne fait preuve d’aucune collaboration avec la presse culturelle. La cerise sur le gâteau, c’est la production des articles sur le nouveau visage du parc Pendjari dont la primeur est donnée aux journalistes étrangers qui ont eu le privilège de descendre sur le parc pendant que la plupart des journalistes du Bénin se sont contentés de faire le relai sans toucher du doigt les réalités. Et c'est bien dommage.

Henri MORGAN
 
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