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SAMSON ADJAHO À PROPOS DE L'ADAPTATION DU ROMAN « POUR UNE POIGNÉE DE GOMBOS.» DE SOPHIE ADONON
21/03/2019 Ines KOUAGOU
 
enquete
Samson Adjaho, réalisateur du film
« Je suis sûr que lorsque ce film sortira, il va marquer les béninois »
Samson Adjaho, est un jeune comédien et réalisateur, qui a déjà à son actif plusieurs œuvres cinématographiques et audiovisuelles. Soucieux de créer des œuvres qui puissent avoir un impact direct sur son public, le jeune réalisateur a décidé de se spécialiser dans l’adaptation des œuvres littéraires africaines. Et pour démarrer cette grande mutation, son choix s’est porté sur le roman « Pour une poignée de gombos » de l’écrivaine béninoise Sophie Adonon. Rencontre avec ce jeune réalisateur. 
Comment est né ce projet de l’adaptation du roman « Pour une poignée de gombos » ?
Disons qu’en 2017, lorsque je rentrais du Fespaco, j’étais revenu avec la décision ferme de me lancer dans les adaptations des romans africains en général et béninois en particulier, parce que je me suis rendu compte que sous nos tropiques, nous avons tendance à vouloir réinventer la roue en matière de création. Vous savez, 80% des œuvres qui brillent et crèvent les écrans dans le monde sont des adaptations. Ce qui veut dire que la plupart des films que nous prenons du plaisir à suivre sont avant tout tirés d’œuvres littéraires qui représentent toute une vie de travail d’un auteur. En la portant à l’écran, le réalisateur ne fait que lui donner une seconde vie, en offrant au public des sensations qu’un écrit ne peut lui procurer. Mon défi est de permettre ce partage d’intelligences, fort de l’immense diversité littéraire que nous avons chez nous. 

Pourquoi avoir choisi le roman « Pour une poignée de gombos » ?
Après m’être convaincu de mon choix, je me suis rendu à la librairie « Notre Dame » et  j’ai parcouru beaucoup de romans béninois. Le plupart m’ont vraiment touché, et je vous assure que les écrivains béninois ont un immense talent. J’ai particulièrement été intéressé par le palmarès impressionnant de l’auteure Sophie, et en m’attardant sur ses œuvres, je suis tombé sur son roman « Pour une poignée de gombos ». J’avais déjà entendu parler de ce roman inscrit au programme en classe de Seconde, et dont le titre me rappelait « Pour une poignée de dollars » de Sergio Leone qui fait partie des films mythiques qui ont marqué ma formation. J’ai lu le résumé et ça m’a plu. J’ai l’ai donc acheté. Après une lecture complète, j’étais davantage convaincu de faire un film sur ce livre, de commencer mes adaptations par ce roman-là. J’ai senti dans ce roman que je pouvais me déployer en tant que réalisateur, et porter au pinacle mon potentiel artistique. J’ai surtout beaucoup aimé cette possibilité que m’offrait l’histoire, de faire un film choral, c’est-à-dire qui raconte plusieurs pupitres d’histoires parallèles, et dont le croisement provoque un choc incroyable.   

Quel a été le travail après lecture ?
Après lecture, j’ai pris contact avec l’auteur qui est en France, et je lui ai émis mon intention de faire un film sur son roman. Il me fallait défendre mon projet parce que les auteurs, et je peux bien le comprendre, sont très attachés à leurs œuvres. J’ai donc présenté un dossier à Sophie Adonon, constitué d’un synopsis et d’une note d’intention, qui expliquent au mieux mes choix, car je voulais quand même faire une adaptation partielle qui m’offre la possibilité de changer pas mal de choses, sans toucher à la trame de l’histoire. J’ai essayé de défendre mes points de vue et nous sommes passés à la signature du contrat. 

Le tournage du film a-t-il déjà démarré ?
Oui. Nous sommes en pleine production. Le casting a été porté au public courant septembre-octobre 2018. Il a fallu ensuite finaliser les repérages, faire les répétitions, les essais costumes, maquillages, les documents de préparation, afin d’avoir le moins de mauvaises surprises possibles sur le plateau. Là nous y sommes, et tout se déroule bien. 

Quel ont été les critères de sélection des personnages principaux? 
Il faut que le candidat ait un certain nombre de conditionnements physiques mais aussi psychologiques. Et quand un acteur est bon, on doit le ressentir dès le premier regard. La particularité de ce film est de deux ordres : le premier c’est que les personnages principaux sont deux sœurs : Julienne et Régisette, dont l’incarnation impose une fragilité dans le jeu. Ce qui se retrouve plus aisément chez des amateurs. La deuxième particularité est que c’est un film qui traverse plusieurs époques, partant des années « 1974 à 1985 » de « 1985 à 1992 » de « 1992 à 1994 » et de « 1994 à 2018 ». C’est donc une histoire qui traverse près de 40 ans, et il fallait trouver deux comédiens par rôles principaux, avec un écart de vingt-cinq ans. Notre meilleure découverte a été celle de Lucrèce Atchade et Rachelle Agbossou, qui incarnent toutes les deux le rôle de Régisette, le personnage principal du film. 

Quel est votre budget et quelles ont été vos sources de financement ?
170millions et vous convenez bien que personne ne vous donnera ça ici au Bénin. Toutefois, nous avons contourné la chose, en signant des accords de partenariat avec des structures de co-production africaines. Il y en a qui peuvent vous mettre du matériel et de la main d’œuvre à disposition, et il y en a qui peuvent vous donner de l’argent. Avec l’explosion du TNT, les télévisions deviennent très exigeantes, les festivals aussi. Et si nous voulons compétir sur l’échiquier international, il nous faudra nous soumettre à cette exigence. Nous, on n’a pas d’argent, mais on a 10 millions d’âmes béninoises qui nous soutiennent moralement. Nous avons lancé aussi depuis plusieurs semaines une campagne d’appel à financement participatif avec l’opérateur gsm MTN, qui nous a attribué un numéro spécial (140014) avec la possibilité pour les personnes désireuses, de nous soutenir par transfert mobile money. Par la grâce de Dieu, nous ferons ce film dans les meilleures conditions et d’ici quelques mois nous serons fiers de voir notre culture portée à son paroxysme à l’écran. Parce que le cinéma, c’est la fusion de tous les arts : tourisme, musique, patrimoine, cuisine, danse etc. Et vous retrouverez cette fusion artistique et identitaire dans une seule œuvre qui est le film « Pour une poignée de gombos ». Parce que l’auteur a réussi à rassembler toutes ces valeurs-là dans son histoire.

Qu’est ce qui fera la différence de ce film par rapport aux autres films qu’on a déjà vus ?
Pour moi, le cinéma est la plus grande religion du monde. Le film est une homélie à travers laquelle le réalisateur prêche par l’image et le son, afin qu’après avoir vu le film, les spectateurs en sortent émus, convertis et transformés. Et c’est cette transformation du public que je recherche en faisant ce film. 

Est-ce que le Ministre de la culture est informé de ce projet ?
Je pense que oui puisqu’un courrier a été envoyé officiellement à son cabinet, pour porter le projet à sa bienveillance. Il est très intéressé par ce projet. Mais vous savez, ils ont toujours des calendriers difficiles, donc il ne m’a pas encore reçu. Et je sais que le Ministère accompagnera le projet dans la mesure du possible, car je ne pense pas qu’ils se soustrairont à la volonté de soutenir un projet qui réunit autant de sensibilités artistiques.

Votre mot de fin
Je remercie beaucoup les journalistes qui aident énormément ce projet, et permettent qu’il traverse les frontières. J’invite aussi tout le monde à le soutenir par tout moyen. Je sais que le PAG est dans la dynamique de donner une valeur soutenue au tourisme, qui ne peut être porté au nec plus ultra sans le cinéma. Nous devons persuader nos autorités à implémenter le tandem ciné-tourisme, afin que par le médium le plus puissant, le 7èmeArt, le Bénin vende ce qu’il a  de plus beau, sa culture.  
 
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